Voyage
15 octobre 2020 · L’Esprit Vagabond
Je ne suis plus, je me meurs, je veux fuir, voler
Oublier ce monde affreux qui me fait si peur
Je ne veux plus sentir mes songes et mes pensées
Se tarir ainsi dans ce désert de douleurs.
Mais oublier c’est si dur, et seul, que ferais-je ?
Je ne peux plus voir, ni le soleil ni la neige,
Tous mes sens m’ont trahi, tous mes sens m’abandonnent,
J’apparais si vide car plus rien ne m’étonne.
Qui alors, aurait le pouvoir de redonner
À un cœur, toute la candeur qui lui est due ?
Qui alors, oui, qui aurait assez de bonté
Pour laver enfin, l’âme d’un être rompu.
Ô Voyage, sois celui-là, sois mon sauveur
Sois mon sang, sois mon esprit, sois mon protecteur
Apporte-moi la Force, rends-moi vertueux,
J’écouterai assidu tes conseils précieux.
Oui, illusionne-moi sur un monde meilleur ;
Qu’il soit un trois-mâts, qu’il soit une poésie
Que j’oublie ces douleurs, que je voie du bonheur,
Je fuirai ainsi les tourments de la vie.
Douce providence aux paroles mélodieuses,
Tu caresses mon cœur de tes mains voluptueuses,
Je te suis alors dans une danse effrénée
Où mon âme et mon corps savourent ta beauté.
Puis on s’égare par un dernier baiser
Je te regarde partir, loin vers l’infini ;
Sans pleur, sans larme, je devine tes pensées
Et retourne à mon tour, enfin vivre ma vie.
Tranquille voyageur aux plaisirs retrouvés
Longeant serein le chemin de sa destinée
Il est devenu homme, maître de lui-même
Apte à enfin vivre, car désormais il s’aime.
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